Priorité 1, 2 ou 3 : qui décide vraiment de qui part ? Les lettres individuelles du PDV « volontaire » sont arrivées, indiquant à chacun sa « Priorité » et sa « Phase ». Mais une question demeure : qui comprend réellement la logique du système « Priorité 1-2-3 » ? Derrière des catégories présentées comme techniques, c’est bien l’avenir professionnel de chacun qui se joue …
Priorité 1, 2 ou 3 : un système opaque qui met les salariés en concurrence ?
En clair :
Priorité 1 : « On ne veut pas de toi » — le salarié est désigné comme prioritaire au départ. Tu peux être bien apprécié par ta hiérarchie ainsi que par tes collègues, mais l’entreprise ne veut plus de toi et propose une séparation « volontaire ».
Priorité 2 : « Si tu veux partir, trouve un collègue priorité 1 qui ne veut pas partir et prend sa place. »
Priorité 3 : « Seulement à la fin de chaque phase, dans le cas où le nombre de candidatures en Priorité 1 et en Priorité 2 s’avère insuffisant par rapport au nombre de départs volontaires admis, alors sont examinées les candidatures des salariés qui n’appartiennent pas à une catégorie d’emploi impactée, mais dont le départ de l’UES BNPP AM permet la mobilité sur le poste ainsi libéré, d’un salarié appartenant à une catégorie d’emploi impactée (Priorité 3).. ».
Un système de priorités incompréhensible ! Une logique qui interroge …
Pour pouvoir partir, certains salariés devraient-ils trouver eux-mêmes un collègue qui accepte de ne pas partir ?
Si tel est le fonctionnement réel du dispositif, la question mérite d’être posée clairement :
- Pourquoi demander aux salariés de gérer entre eux les conséquences d’un plan décidé par la Direction ?
- Pourquoi opposer des salariés qui souhaitent partir à ceux dont le poste est considéré comme impacté ?
- Pourquoi ne pas appliquer des critères transparents, objectifs et équitables permettant à chacun de connaître clairement ses chances de départ ?
Au lieu d’apporter de la clarté, le système « Priorité 1-2-3 » risque de créer incompréhension, frustration, concurrence entre collègues et tensions au sein des équipes.
Et derrière ces catégories, ce sont des femmes et des hommes, des projets de vie et des choix professionnels qui sont concernés !
Nous refusons que les salariés soient mis en concurrence pour gérer les conséquences d’un plan décidé par la Direction
Nous demandons de la transparence, des règles claires et des critères objectifs et équitables, applicables à tous.
Mobilisons-nous pour que les salariés ne deviennent pas les variables d’ajustement du plan !
NE SUBISSONS PAS.
ORGANISONS-NOUS.
SYNDIQUEZ-VOUS !
